De l’art ou du cochon #7: Jama Jurabaev

Aujourd’hui, mon artiste préféré, sans aucun doute. Un des mes qui associe le mieux les techniques numériques et le rendu incroyable du traditionnel, Jama Jurabaev.

Jama Jurabaev vient d’un pays méconnu dans le monde artistique, le Tajikistan. Au départ, Jurabaev n’était absolument pas destiné à devenir concept artist, car il a suivi une branche très scientifique, pour arriver à 6 ans d’études de Space Ingeneering à Istanbul. Pas un métier très en rapport avec le milieu artistique donc. Pendant les partiels de sa 6e année, Jurabaev se retrouve devant deux épreuves, une de maths et une de schématisation d’un appareil spatial, en gros. A ce moment, il se rend compte plus que jamais qu’il ne capte absolument rien à ce qu’on lui enseigne, et décide de partir dans le monde du concept art. Bien sur, la pression de son entourage et sa volonté de réussir (quand on sort de 6 ans d’études hors de son pays, il faut un sacré retour sur investissement tout de même) lui imposent de travailler énormément, ce qu’il va faire. Jurabaev est un acharné de travail, un artiste avec une volonté absolument dingue. Si vous voulez en savoir plus sur son parcours, regardez cette vidéo. Mais grâce à ça, il est indéniablement devenu un des maitres du digital painting. Il sait tout faire. Et c’est aussi un des concepts artist de Guardians of the galaxy.

Jurabaev, c’est un style très particulier, très rough. Ses peintures sont très variées, allant de croquis extrêmement énergiques aux environnements spatiaux, aux westerns, etc… Mais dans chacune de ses peintures on peut admirer des coups de brushs, des effets de textures, et un jeu sur les formes absolument hallucinant, et qu’il est un des seuls a faire. Jurabaev donne un supplément d’âme incroyable à tout ce qu’il fait de cette manière. Car en plus de maitriser la perspective, la lumière, la composition ou l’anatomie, il expérimente en permanence, pour atteindre des rendus toujour plus impressionnants. Et pour moi, ses peintures peuvent aisément avoir leur place dans un musée.

C’est probablement mon artiste préféré, un de ceux qui arrive le plus à transcender le digital painting. On ne voit pas le photobash (utilisation de photographies qu’on déforme ou non pour avoir de meilleurs effets de textures, des couleurs, des poses, etc…) , mais l’utilisation habile des références. On ne ressent jamais l’utilisation des techniques numériques, et tout parait vrai. Alors que Jurabaev utilise un million de procédés. Le singe ci dessous par exemple, c’est un modèle 3D sur lequel il à repeint numériquement. Et il à fait un excellent tutorial sur la méthode de travail, et le brushwork, c’est passionnant.

Pas de citation cette fois ci, Jurabaev fait peu d’interviews. Les liens habituels, eux, sont toujours la.

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2 réponses à “De l’art ou du cochon #7: Jama Jurabaev

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